Le 8 avril 2026, le gouvernement malien et la Fondation Santé-Environnement ont présenté la cuisson électrique comme une solution stratégique pour réduire la pression sur le bois-énergie et freiner le déboisement au Mali.[web:369][web:366] L’initiative s’inscrit dans un contexte de crise énergétique et de forte dépendance des ménages aux combustibles ligneux, qui accentuent la dégradation des forêts et la pollution domestique. En misant sur une cuisson électrique alimentée par le réseau classique ou par des systèmes solaires, les autorités veulent accélérer la transition énergétique tout en apportant une réponse concrète à la déforestation.
Contexte de l’actualité : qui, quoi, où, quand, pourquoi
L’atelier de vulgarisation a été organisé par la Fondation Santé-Environnement sous la présidence de Doumbia Mariam, en partenariat avec le ministère en charge de l’Environnement, avec pour objectif de faire connaître les bénéfices de la cuisson électrique auprès des ménages et des acteurs publics. Le gouvernement considère cette solution comme un levier de santé publique, de protection des forêts et de réduction des dépenses liées au bois de cuisson, particulièrement dans les zones urbaines et périurbaines. Le débat arrive à un moment où la crise énergétique fragilise les usages quotidiens, ce qui rend indispensable une approche combinant accessibilité de l’électricité, sensibilisation et accompagnement des ménages. L’enjeu est donc autant environnemental que social : remplacer progressivement le bois-énergie sans exclure les foyers modestes de l’accès à une cuisson propre et abordable.
Ce qu’il faut retenir
- La cuisson électrique est présentée comme une alternative concrète au bois-énergie pour limiter le déboisement au Mali.
- L’initiative associe le ministère de l’Environnement et la Fondation Santé-Environnement, qui a lancé un atelier de vulgarisation sur le sujet.
- La démarche s’inscrit dans la transition énergétique nationale, dans un contexte de crise de l’électricité et de pression croissante sur les ressources forestières.
- Le gouvernement veut tester une solution qui peut être alimentée soit par le réseau électrique, soit par des systèmes solaires, afin d’élargir les usages possibles.
Pourquoi c’est important pour le Mali
Le bois-énergie reste l’une des principales sources de cuisson dans les ménages maliens, ce qui exerce une pression forte sur les forêts, surtout autour des grands centres urbains. En réduisant cette dépendance, la cuisson électrique peut contribuer à freiner la déforestation, à améliorer la qualité de l’air intérieur et à réduire certaines maladies respiratoires liées à la fumée domestique. Elle peut aussi soutenir les engagements du Mali en matière de climat, de restauration des écosystèmes et de transition verte, à condition que l’électricité soit plus accessible, plus stable et plus abordable. Le succès de cette approche dépendra toutefois de l’acceptation sociale, du coût des équipements et de la capacité à proposer des solutions adaptées aux ménages à faible revenu.
Lecture stratégique
Cette initiative marque une évolution du discours environnemental au Mali : la lutte contre le déboisement n’est plus pensée uniquement à travers la reforestation, mais aussi via les usages domestiques de l’énergie. Si elle est accompagnée de mesures d’accès à l’électricité, de subventions ciblées et de campagnes de sensibilisation, la cuisson électrique peut devenir un axe fort de la politique de transition énergétique et de santé environnementale. Elle peut également préparer le terrain à d’autres solutions complémentaires, comme les foyers améliorés ou les systèmes hybrides, pour réduire progressivement la pression sur le capital forestier national.
Pour aller plus loin
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