Le 21 avril 2026, la FAO et la Banque africaine de développement ont annoncé un partenariat pour faire face à la crise alimentaire croissante au Mali. Cette initiative intervient dans un contexte de hausse des prix des engrais, de chocs climatiques récurrents et d’insécurité persistante dans le nord et le centre, qui fragilisent les campagnes agricoles et les ménages ruraux.
Contexte de l’actualité
Le partenariat s’appuie sur les diagnostics récents de la sécurité alimentaire au Mali, qui montrent une dégradation dans plusieurs zones, notamment Ménaka, Kidal et le Liptako‑Gourma, sous l’effet combiné des conflits, de la mauvaise pluviométrie et de la flambée des prix. La FAO et la BAD se positionnent comme deux acteurs clés pour renforcer l’appui aux producteurs, stabiliser les systèmes alimentaires et éviter une aggravation des crises humanitaires.
Ce qu’il faut retenir
- Soutien à la campagne agricole 2026 (intrants, équipements, appui technique) pour sécuriser la production nationale.
- Appui aux systèmes d’alerte précoce et d’analyse des risques climatiques et alimentaires, afin d’anticiper les crises plutôt que d’y répondre uniquement en urgence.
- Renforcement des moyens de subsistance ruraux : diversification des cultures, résilience des ménages, protection du cheptel et des ressources naturelles.
Pourquoi c’est important pour le Mali
Ce partenariat FAO–BAD met noir sur blanc le lien étroit entre climat, agriculture et sécurité alimentaire au Mali. En ciblant à la fois les intrants, l’accompagnement technique et les systèmes d’alerte, il peut contribuer à réduire la dépendance aux importations, limiter les chocs alimentaires dans les zones en crise et soutenir les efforts de souveraineté alimentaire engagés par le pays.



